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👨‍👩‍👧 Droit de la famille

Avocat Garde d'EnfantsRésidence, pension alimentaire, droit de visite

La garde d'enfants est souvent le point le plus sensible d'une séparation. Résidence alternée, droit de visite, pension alimentaire : autant de décisions qui impactent durablement la vie des enfants et des parents. Un avocat spécialisé en droit de la famille vous permet de défendre vos droits et ceux de vos enfants.

⏱ 6 min de lecture

Les différentes formes de garde

Lors d'une séparation ou d'un divorce, les parents peuvent convenir ensemble des modalités de garde de leurs enfants. À défaut d'accord, c'est le Juge aux Affaires Familiales (JAF) qui tranche, en tenant compte avant tout de l'intérêt de l'enfant.

🏠 Résidence alternée

L'enfant vit à parts égales chez chaque parent. Généralement une semaine sur deux, parfois d'autres rythmes (2-2-3, quinzaine...).

📍 Résidence principale

L'enfant vit principalement chez un parent (le « parent gardien »). L'autre parent a un droit de visite et d'hébergement.

👁 Droit de visite simple

Dans les cas conflictuels ou à risque, le JAF peut réduire le droit de l'autre parent à des visites encadrées, en milieu neutre.

👨‍⚖️ Garde exclusive

Accordée dans des situations graves (violence, addiction...). L'un des parents perd tout droit d'hébergement, uniquement un droit de visite.

La résidence alternée

La résidence alternée est aujourd'hui la formule la plus courante pour les enfants en bas âge et les adolescents, quand les deux parents habitent à proximité et coopèrent. Elle est accordée par le juge si elle est conforme à l'intérêt de l'enfant.

Conditions favorables à la résidence alternée

  • Proximité géographique des domiciles (même ville, même secteur scolaire)
  • Capacité des deux parents à communiquer et coopérer
  • Enfant suffisamment grand pour supporter les changements réguliers
  • Deux logements adaptés à l'enfant

Impact fiscal de la résidence alternée

En résidence alternée stricte (50/50), chaque parent peut déclarer l'enfant à charge à raison de la moitié du quotient familial, sauf accord contraire. Aucune pension alimentaire n'est en principe versée (sauf déséquilibre de revenus important).

📌 La résidence alternée n'est pas un droit absolu. Un parent peut la refuser si des raisons sérieuses s'y opposent (éloignement géographique, âge très bas du nourrisson, instabilité de l'autre parent...).

Droit de visite et d'hébergement (DVH)

Lorsque l'enfant a sa résidence principale chez un parent, l'autre parent bénéficie d'un droit de visite et d'hébergement (DVH). La formule « classique » est :

  • Un week-end sur deux (du vendredi soir au dimanche soir)
  • La moitié de toutes les vacances scolaires
  • Parfois un soir en semaine supplémentaire

Ces modalités peuvent être adaptées selon l'âge de l'enfant, les contraintes professionnelles des parents, et l'éloignement géographique.

⚠️ En cas de non-respect du DVH par le parent gardien (refus de présenter l'enfant), l'autre parent peut saisir le JAF ou déposer une plainte pour non-présentation d'enfant (art. 227-5 C. pénal — 1 an de prison + 15 000 € d'amende).

La pension alimentaire

La pension alimentaire est une contribution financière versée par un parent à l'autre pour subvenir aux besoins de l'enfant. Son montant est fixé par le JAF ou par accord des parents homologué par le juge.

Barème indicatif de la CAF (2025)

Revenu net mensuel du débiteur1 enfant2 enfants3 enfants
1 200 €110 €190 €250 €
1 800 €170 €285 €380 €
2 500 €235 €395 €530 €
3 500 €330 €555 €745 €
5 000 €470 €790 €1 060 €

Montants indicatifs basés sur la table de référence CAF. Le juge reste libre de fixer un montant différent selon les besoins réels de l'enfant et la situation des parents.

Revalorisation et non-paiement

  • La pension est automatiquement revalorisée chaque année (indice INSEE)
  • En cas de non-paiement : recours via le Trésor Public (paiement direct) ou l'Agence de Recouvrement des Impayés de Pension Alimentaire (ARIPA)
  • L'abandon de famille est un délit pénal (art. 227-3 C. pénal)

Modifier les modalités de garde

Les décisions du JAF ne sont pas définitives. Elles peuvent être modifiées si un « fait nouveau » survient justifiant un réexamen de la situation :

  • Déménagement d'un parent dans une autre ville ou région
  • Changement d'école de l'enfant
  • Modification significative des ressources d'un parent
  • Comportement préoccupant d'un parent (addiction, violence...)
  • Vœux de l'enfant (son avis est pris en compte de manière croissante avec l'âge)

La procédure de modification se fait par requête au JAF, avec ou sans avocat (mais l'assistance d'un avocat est fortement recommandée en cas de conflit).

Situations d'urgence : enlèvement parental, violence

🚨 Enlèvement parental : Si l'autre parent refuse de remettre l'enfant ou l'emmène à l'étranger sans autorisation, saisissez immédiatement un avocat et la police. La convention de La Haye de 1980 permet le retour rapide de l'enfant depuis les pays signataires.

En cas de danger immédiat pour l'enfant (violence, abus), vous pouvez saisir le procureur de la République ou contacter le 119 (Allô Enfance en Danger) pour une intervention d'urgence.

Questions fréquentes

L'enfant peut-il choisir chez quel parent il vit ?

L'enfant n'a pas le droit de « choisir » au sens strict, mais le juge tient compte de son avis à partir d'un certain âge (généralement 10-12 ans). Plus l'enfant est âgé, plus son avis est pris en considération, sans jamais être obligatoire.

La garde peut-elle être retirée à un parent ?

Oui, mais dans des circonstances graves : danger pour l'enfant, condamnation pénale, addiction, maladie mentale grave non traitée. La procédure passe soit par le JAF, soit par le juge des enfants si l'enfant est en danger.

Un accord amiable est-il valable sans juge ?

Un accord amiable entre parents est valable mais fragile : sans homologation judiciaire, il peut être difficile à faire respecter. Il est fortement conseillé de le faire homologuer par le JAF pour lui donner force exécutoire.

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